samedi 21 juin 2008

[#3] It started out with a kiss how did it end up like this ?


Sans vouloir paraître pessimiste (qu'on me lapide si je le deviens) il y a franchement des jours où l'on devrait rester chez soi. Je m'explique : aujourd'hui, et comme chaque Samedi je dois ébaucher un papier. En tant que femme active, sociable et fort sûre d'elle, je me refuse tout bonnement à rester au lit - ou à tout autre endroit de mon appart' - devant mon Mac en pyjama et autre nuisette, les yeux de panda à cause du démaquillage express de la veille et les cheveux emmêlés. Non, non, trop peu pour moi. Telle une star de cinéma, je suis toujours fort bien apprêtée et présentable, de nuit comme de jour. Donc, je mets le réveil tôt (trop tôt), je me pomponne comme il se doit, et hop, mon Mac adoré sous le bras, comme la working girl du Samedi que je suis, je me rends (non, pas au bureau) mais à ce petit café de Montmartre fort fort chaleureux, comme souvent. Bon, tout va bien, je m'installe, tape la causette au serveur façon politiste en campagne et commence à bosser. Un peu. Bon, vous comprendrez bien que franchement, s'user les neurones de la sorte, ça donne soif. Me voilà en train de commander un expresso bien serré, bien noir et tout ce qui s'en suite. Et là, c'est le drame : je dégaine ma CB bien aimée, toute belle & toute dorée (me demandez pas pourquoi j'ai payé plus cher pour qu'elle soit couleur or, j'en sais rien. Je ne connais aucun des avantages que ça m'octroie, je la trouvais juste charmante, point.). Et voilà que le serveur se confond en excuses pour finir par me dire que non, décidément, une CB pour si peu, c'est pas possible. Pardonnez-moi de vivre avec mon temps et d'avoir banni de ma vie les pièces de monnaie. Bref. Et là, j'entends une voix masculine, légèrement éraillée (comme je les aime, ais-je envie d'ajouter) qui s'infiltre dans la conversation, l'air de rien. 'Laissez, c'est pour moi'


Evidemment, moi, je jubile et dans ma tête de jeune femme active qui n'a pas le temps de chercher l'amour, j'imagine déjà l'homme de ma vie, le père de mes enfants que j'aurai dans trèèès longtemps, et tout et tout. Ouais, elle est belle la Jeunesse. Je me risque à me retourner, préparant au passage une oeillade dévastatrice, genre femme-enfant par excellence. Et c'est là que je l'ai vu...



Sebastien.


Ouais, ce n'était pas mon futur Prince Charmant du tout. Mais ma plus terrible histoire, un espèce de salaud qui cache foutrement bien son jeu derrière ses allures de gendre idéal, le Mister Nice Guy en quelque sorte. Je suis une femme forte et sûre de moi, pleine de bon sens, d'esprit et jolie. Légèrement prétencieuse aussi, peut être. Là, pourtant, j'avais l'air supermaligne, muette comme une carpe, les yeux verts grands ouverts, dans l'imitation d'une morue dans toute sa splendeur. Du grand art, vraiment. La suite, ce soir. Quand je me serais assez remise de cette rencontre pour vous l'expliquer en mettant de côté the côté haineux qui m'habite là maintenant tout de suite. Bordel, que je le hais.

vendredi 20 juin 2008

[#2] Come to Cancun for Spring break !


Moi, je dis, ils sont fortiches du marketing, sur ce coup là. Comment toucher la population modeuse, les fashionistas averties à qui la simple vue de cet affreux gilet donne des vertiges mieux qu'en dotant une icône d'une de ces horreurs. Et en y ajoutant une bonne dose d'auto-dérision et de second degré comme je l'aime. Diantre, j'ai loupé la campagne de ma carrière. Sûr que j'aurais pu l'faire. En mieux même. Enfin, cette campagne aura au moins eu le mérite de me rappeler que je dois équiper ma MCmobile bien aimée avant la date fatidique. Même, si, accessoirement, je conduis fort peu. C'est pas le plus pratique en ville, évidemment, ça ne choquera personne. Il n'empêche que moi je suis pas peu fière de voir notre cher Karl (que dis-je notre cher talentueux et bien aimé Kââââââââârl, mettons y de l'entrain, par tous les saints) affublé d'une immondice jaune. Il n'est pas qu'en blanc & noir mais il n'en garde pas moins sa prestance légendaire. Quel homme.


Accessoirement, histoire de rendre ce billet un tantinet personnel et fort inintéressant pour vous, il faut à tout prix que je me concocte deux-trois jours chez l'ami British pour profiter des amazing sales Anglaises. Genre, Topshop et Urban Outfitters en tête (ces derniers cassent les prix, un truc de ouuuf, c'est quand même dingue de devoir s'exiler pour s'offrir du Vanessa Bruno ou du Chloé à prix raisonnables, non ? Révoltons-nous !) Bon, j'ai déjà the plan infaillible. Le British en question s'appelle Paul (Pôôôôôôôl), est un jeune trader tout ce qu'il y a de plus alléchant et il sait m'acceuillir fort chaleureusement à chacune de mes visites. Je ne sais pas trop comment qualifier notre relation. Quelque chose entre le fucking friend de haut standing ou le one night stand régulier. Ou simplement un copain généreux prêteur de corps & d'appart pour aller shopper en paix. Oui, il en faudrait plus des comme lui, je vous le fait pas dire.


Je crois qu'il y a des chances que je sois prise d'une maladie incurable dans le courant de la semaine prochaine, moi. Comme quoi, les ventes presse ne sont pas suffisantes. Et les soldes made in France non plus. Les Britons, ils ont tout bon !

[#1] I don't know what to do with myseeelf


J'annonce : j'ai été fort bien élevée. De ce fait, je me dois de me présenter, avant toute chose (et faire genre j'maîtrise trop la langue française, t'as vu.) Bon, faisons concis. Déjà, je publie anonymement. Ouais, j'suis lâche, c'est affreux. En plus j'assume, ce qui est encore pire. Non mais en réalité, je m'explique. Il est fort possible que je balance sur mon job, ma famille, mes amis, même mon poisson rouge peut en prendre pour son grade alors vous comprendrez bien que la seule façon de ne pas devenir une paria rejetée de la société est de ne pas divulguer mon identité (en même temps, une chic fille comme moi devrait pouvoir se retenir de critiquer. C'est pas faux, mais c'est têêêêllement bon...)

Enfin, ce n'est pas parce que j'ai décidé d'être une Jane Doe que je ne vais rien vous raconter. Bon, instaurons une proximité (comme ça, on a l'impression de se connaître, et c'est fun-euh). Mes amis m'appellent Charlotte. Mes collègues également, mes coups d'un soir aussi, mes petits amis aussi, mes anciens professeurs également. Bref, j'vous épargne une liste exhaustive. Mais, à vous, chers futurs lecteurs, je vous offre the Scoop of the year. Mes parents ont osé ajouter quelque chose devant Charlotte. Du genre, le prénom de la maman de Jésus, quoi. Ouais, du genre the prénom composé lourd à porter. (Surtout quand votre nom de famille est lui aussi composé). Bon, vous voyez le topo. Comme c'est bien trop pompeux pour vous, vous avez le droit de m'appeler MC. Ca en jette, non ? En plus ça fait superanonyme, j'adore.

Sinon, pour votre gouverne (merde, mon côté mondain ressort, mea culpa) j'ai vingt cinq ans depuis deux ans maintenant, et je vous laisse de ce pas oublier mon âge réel et je cumule deux jobs parce qu'il paraît qu'il faut Travailler plus pour gagner plus (en même temps, même avec un seul de mes jobs j'm'en sortirais pas mal, mais, ma foi, c'est assez mal venu de se vanter, n'est-ce pas.) En gros - oui, je ne vais pas briser mon anonymat dès le premier post - je bosse dans les RP (Oui, c'est écrit 'Relations Publiques' sur ma carte de visite, comme Samantha Jones, ça veut rien dire et c'est fort amusant). Comme quoi Science Po, ça débouche sur tout. Et rien à la fois. Comme je suis une femme active et un brin speed, je m'ennuyais sévère, alors j'ai décidé de m'occuper en écrivant des articles pour un journal connu dont je tairai le nom. Et du coup je suis siii épanouie que je m'écroule de sommeil après une énième soirée où l'on m'a grassement invité. Et comme une loque ne fait jamais bel effet, je vous dit pas la facture chez Marionnaud en crèmes et autres anticernes. D'ailleurs, on vous ment. Rien n'est efficace lorsque vous avez des cernes dessinées à la truelle. M'enfin, je dis ça, j'dis rien. On va pas non plus cracher sur le consumérisme. N'enfonçons pas les portes ouvertes, s'il vous plait. On a vachement plus de classe que ça.

Bon, bon, bon, j'endors tout le monde avec ma présentation à rallonges moi. Du coup, je me tais. Du moins pour le moment parce que je sais pertinemment que je reviendrai au moins pour vous parler de mon entrée au CP ou de mon premier amour. Non, je plaisante. Enfin, un peu. Vous m'excuserez l'absence totale de fil conducteur à cet article, mais moi et la blogosphère, on est pas très familières en fait. Du coup, on se regarde un peu de travers, on se jauge quoi. Qu'elle ne s'inquiète pas, j'ai pas l'intention de devenir le genre blogueuse influente & co comme j'en ai vu en me promenant sur la toile (oui, depuis que l'idée de faire un blog m'est venue, j'avoue avoir pas mal navigué, j'devrais mettre quelques liens de blogs, quand j'aurais le temps. Un jour lointain, quoi.)


Article fort décousu, je vous l'accorde. Peut être vais-je devenir une lanceuse de tendance, qui sait. Genre, vive les articles sans queue ni tête. Je cherche un slogan accrocheur, je le copyrighte et je reviens, ça marche ?

Bonne soirée, moi je vais shopper online ce soir je crois. Et aller boire un cocktail en écoutant les déboires amoureux de mon meilleur ami, tiens. Comme si ça m'intéressait. Et surtout, comme si les miens ne me suffisaient pas... La suite au prochain épisode !